J+64 La route de la mort à vélo !
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J+64 La route de la mort à vélo !

Défi n° 60 : Descendre à fond la route de la mort à vélo !

 

Hier, nous avions fait le tour des agences (qui se trouvent toutes dans notre rue) pour réserver notre tour en vélo pour le lendemain. Malgré avoir noter les noms des agences recommandées par le Routard et par l’accueil de notre hôtel, nous avons choisi une toute autre agence. D’une part, parce qu’elle nous proposait les meilleurs vélos (freins hydrauliques et double suspension) pour un meilleur prix, d’autre part parce qu’elle a pris le temps de mieux nous expliquer le parcours et les étapes et enfin, parce qu’on aimait bien le visuel de l’agence.

 

Ce matin, nous sommes donc descendus à la réception à 7h30, en tenue de combat avec notre guide Fernando qui nous attendait bien sagement sur un des canapés. Un gars super dynamique et enjoué (l’inverse des guides que l’on a eu jusqu’à présent) qui nous a donné une bonne première impression ! Nous sommes montés dans le minibus avec nos vélos tout stylés, parqués au dessus. Nous nous sommes arrêtés 15min plus tard pour aller chercher 2 coréens avant d’apprendre qu’il s’agissait des derniers passagers que nous allions prendre et que nous n’étions que 4 dans le groupe, une aubaine ! Le trajet en minibus était confortable du coup, nous avions pas mal de place, et nous sommes arrivés 1h plus tard à La Cumbre à 4670m de hauteur. Une fois là haut, on s’est équipés ; pantalon, veste, protections genoux/coudes, casque intégral, gants et enfin les vélos. Un petit briefing de Fernando et nous voilà parti pour une première heure de descente sur des routes goudronnées sur la cordillère blanche avec un peu de trafic. Nous avons fait quelques arrêts mais nous avons déjà eu nos premières bonnes sensations de vitesse et d’adrénaline. On était à plus de 70km/h dans ces petites routes de montagne, à doubler voitures et camions, à gérer nos virages, à se baisser pour prendre encore plus de vitesse avec notre guide devant et le minibus qui nous suivait derrière. C’était fou ! C’est marrant mais autant le vide et moi on est pas très copain, autant sur un vélo ça fait beaucoup moins peur qu’en voiture près des ravins. Après cette première heure, on s’est vite dit qu’on avait choisi la bonne agence parce que celles beaucoup plus réputées, ils étaient plus d’une dizaine par groupe, obligés de s’attendre les uns les autres, pendant que nous 5, nous les doublions à fond les pédales !

 

Après un snack hyper copieux, on a repris le minibus pour les 8km de montées qui suivaient avant d’arriver sur la route de la mort. Le temps était déjà assez nuageux mais là haut, on était carrément dans les nuages. Il a donc pris la route de la mort et là en quelques secondes, tu comprends pourquoi elle est appelée comme ça. A ce niveau là, on peut même plus parler d’un ravin ! On rentre dans la jungle, avec le brouillard, c’était vraiment une atmosphère particulière. Surtout que la route goudronnée sur laquelle nous étions avant, il y avait des monuments aux morts tous les 500m suite aux nombreux accidents de la route (surtout avant, maintenant ils ont mis des glissières de sécurité). Enfin bref, le petit passage du minibus sur cette route de la mort a été l’une de mes plus grandes peurs en voiture, surtout que notre chauffeur s’amusait à rester bien près du ravin, en longeant sur la gauche. Une fois sur cette fameuse route caillouteuse, on a ressorti les vélos pour s’attaquer au 3h30 de descente, au 55km à faire jusqu’en bas !

 

Je ne vais pas vous détailler kilomètre par kilomètre notre descente mais c’est l’une des activités que l’on a préféré ! Une bouffé d’oxygène et d’adrénaline à 40km/h sur une route parsemées de pierres et un vide qui défi toute concurrence..! On se serait cru en pleine jungle, on a traversé des cascades, on s’est fait des petites frayeurs avec certaines voitures à contresens, certains dérapages sur les cailloux et ma chaine qui s’est coincée et qui s’est brisée… Toujours est-il qu’on en a profité un maximum, qu’on a pas démérité, qu’on était fier de nous car le guide n’a pas vraiment réussi à nous distancer, on a souvent lâché les freins pour prendre le maximum de vitesse ! Fernando a tourné quelques images lors de nos passages de cascades après s’être arrêtés, on va pas se mentir, un petit pincement au coeur de se dire qu’on a pas pu avoir de go pros pour vous filmer ça, c’était incroyable ! Et toujours aucun regret pour l’agence puisque les autres sont arrivés en bas entre 30min et 1h plus tard, souvent obligés de s’arrêter, alors que nous avons eu la chance d’être un petit groupe qui avance bien avec un guide qui part à fond et ne nous restreint pas sur la vitesse. On a tellement adoré qu’on s’est dit que si c’était à refaire demain, on se relèverait et on repayerait 50€ chacun pour revivre ça encore une fois !

 

Une fois en bas, on a pris une bière tous ensemble et on a discuté avec les coréens qui enviaient nos 1an de vacances alors qu’eux n’ont que 15jours malgré 10ans d’ancienneté dans leur boite en tant qu’ingénieurs. On s’est échangé nos bons plans, nos impressions de voyage pendant que Fernando nettoyait les vélos qui avaient un peu morflé. Après cette petite récupération, on s’est dirigé vers un camping non loin de là pour profiter d’un buffet à volonté, des douches chaudes, et d’une piscine extérieure. Malgré un temps qui est redevenu un peu couvert avec un peu de pluie, nous avons piqué une tête avant de prendre une douche et d’aller manger. On est reparti vers 16h pour 3h de route de montagne pour retourner à La Paz. On a vu un accident mais juste une voiture qui s’est pris la glissière sur le côté… On a effectué un dernier arrêt sur un point de vue d’où l’on pouvait voir toute la route de la mort depuis plus haut, on se sent d’autant plus fiers 🙂

 

 

Prochaine destination : La Paz, des idées?

 

 

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06 Comments

  1. Fabienne

    Je comprends mieux pourquoi vous avez été malade après… Il est vrai qu avec la go Pro cela aurait été top. Heureusement que nous ne savons pas à l avance vos défis..cela evite l inquietude.. 😉

    8 novembre 2017 Répondre
    • Sandra

      Tu m’étonnes 😀

      9 novembre 2017 Répondre
  2. Christèle

    C’est sur je pensais à la même chose ; heureusement que nous voyons vos exploits une fois le défi réalisé 😜
    J’aime le vélo 🚲 quand ça ne fait que descendre…. mais là quand même !

    9 novembre 2017 Répondre
  3. Sandra

    Moi j’aurais exposé les freins

    9 novembre 2017 Répondre
  4. mamie et papi

    heureusement que nous voyons vos défis une fois passés,
    Orane, pour ton grand-père je sélectionne les défis !!!!

    9 novembre 2017 Répondre
  5. Orane_Lbt

    Vous êtes exceptionnels je vous jure ! ;).
    C’était pas forcément stratégique mais effectivement valait mieux que vous l’appreniez une fois le défi réalisé :). Mais pas d’inquiétudes, on a fait attention, c’était encadré et il y a des dizaines de personnes qui l’a font chaque jour en vélo sans pour autant qu’il y ai des accidents !

    10 novembre 2017 Répondre

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