J+308 Une berceuse locale…
Asie du Sud Est Défi Gorontalo Indonésie

J+308 Une berceuse locale…

Défi n°219 proposé par Laureline : Chanter une berceuse du pays dans la langue locale.

 

Loick est malade. La nuit qui a suivi le match a été assez horrible pour lui, entre la fièvre, les vomissements, et les aller-retours incessants aux toilettes. Une nouvelle tourista. Pourtant c’est l’incompréhension totale car nous avons mangé la même chose et que je n’ai rien, mais surtout, parce que c’est l’une des premières fois en Asie où nous faisons nos courses et que nous préparons à manger… Toujours est-il que ce matin, nous avons ressorti les médicaments et nous nous sommes longuement questionnés sur le programme d’aujourd’hui. En effet, nous devions nous rendre à Gorontalo et nous avions déjà réservé la voiture partagée pour s’y rendre. Sela nous avait prévenu que ce serait un long trajet de 8h sur des routes montagneuses, et nous avons pris les places dans le coffre, tout à l’arrière, pour que ce soit moins cher. Vu l’état de Loick ce matin, il était préférable d’annuler et de s’assoir sur ce trajet, seulement ça allait chambouler totalement le reste de l’itinéraire. Loick a insisté pour qu’on s’en tienne au plan.

 

Vous vous doutez que ce trajet était horrible. Pour une fois, nous étions les seuls à ne pas être bien. Nous avions tous les deux envie de vomir, et Loick était d’autant plus mal qu’il a fallu se retenir pendant 9h… Une journée de route vraiment interminable qui nous a permise de rejoindre notre homestay tenu par Harry et sa femme Mimine, vers 17h30. Nous avons fait la rencontre de cet homme dont nous avons beaucoup entendu parler par son extrême gentillesse qui nous a été décrite par quelques voyageurs que nous avons rencontré. Et effectivement, dès notre arrivée, ils se sont pliés en 4 pour notre accueil, nous ont prêté gratuitement leur moto pour qu’on puisse aller chercher à manger. Nous avons ressenti toute cette générosité et cette authenticité qui nous ont, une fois de plus, convaincus que les indonésiens peuvent être adorables.

 

Le lendemain nous nous sommes reposés, et Loick a pu se soigner et guérir de cette tourista bien handicapante. Notre wifi n’étant pas vraiment efficace, nous avons demandé à Harry de trouver un endroit où nous pourrions nous poser et profiter d’une bonne connexion. Il nous a proposé d’aller au café de sa soeur, partie en vacances, et tenu pour le moment par son frère. Comme c’est un amour, il nous a assuré qu’il privatiserait la wifi pour nous et que son frère changerait le mot de passe pour ne le donner qu’à nous. Nous avons donc pris le tuktuk sous ce temps vraiment horrible. Depuis que nous sommes arrivés sur l’île de Sulawesi, il faut dire que le temps n’est pas avec nous car il pleut toute la sainte journée… Et pourtant, l’Indonésie doit être l’un des seuls pays d’Asie où nous étions dans la bonne période pour le visiter. Nous sommes supposés être sur la saison sèche depuis le mot de Juin, mais changements climatiques obligent, cette saison ne démarre pas et la pluie ne cesse de tomber en quantité toujours plus impressionnante. (L’opposé de la situation à Flores où toute les rivières étaient à sec). Nous traversons donc la ville de Gorontalo dans ce nouveau type de tuktuk et sous 10cm d’eau avant d’atteindre le fameux café. Il s’agissait de quelques tables regroupées à l’extérieur, en plein air, or, puisque ce n’était pas l’idéal maintenant, nous sommes allés nous installer dans la boutique juste à côté. Une boutique qui vend des voiles, mais qui offre également des jeux de sociétés et des coques de téléphone (bienvenue en Asie). Nous avons pu rester là et faire la rencontre du frère d’Harry tout aussi sympathique. Le propriétaire de la boutique, l’un de leur ami, nous a accueilli chez lui dans sa petite famille où nous avons avant tout parlé football ;). L’après midi est passée très vite et il était temps de rentrer, d’autant que le frère d’Harry est responsable d’une association de jeunes adolescents et qu’il avait rendez vous avec eux dans la soirée. Avant de partir, lui et le propriétaire étaient tout fiers de nous faire écouter les seules chansons françaises qu’ils connaissent : Aline, Jean petit qui danse avec la chorée effectuée par ses filles, et 1km à pied !

 

Nous avons profité de ce moment pour réaliser le défi de Laureline qui était d’apprendre une berceuse locale à chanter à Juliette (la nièce de Loick âgée de quelques mois maintenant). Nous avons donc demandé au propriétaire quelle chanson il chantait à ses enfants pour s’endormir et quelle est la comptine locale la plus connue. La réponse était unanime : « Nina Bobo ». L’histoire et les paroles sont assez basiques, la mélodie se retient très facilement.

 

Pour que vous puissiez le chanter à vos enfants, (et que Laura puisse endormir Juliette), voici les paroles, la traduction et le clip :

« Nina bobo oo Nina boboFais dodo Nina, fais dodo
Kalau tidak boboSi tu n’es pas endormie,
Digigit nyamukles moustiques viendront te piquer.« 

 

 

En exclusivité totale, nous avons le live chanté par le frère d’Harry qui a accepté de pousser la chansonnette pour Juliette… (ce qu’elle nous fait déjà faire cette petite !)

 

 

 

Ce sont sur ces belles paroles que nous sommes, à notre tour, aller nous coucher :).

 

Prochaine destination : Gorontalo, des idées?

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