J+294 Le plus petit aéroport…!
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J+294 Le plus petit aéroport…!

Défi n°211 : Atterrir sur le plus petit aéroport de notre tour du monde !

 

Après deux jours passés derrière les écrans à organiser la suite de notre séjour depuis notre hôtel de Kuala Lumpur, nous avons quitté notre hibernation pour prendre de la hauteur ! Nous étions dans le quartier chinois de la capitale malaisienne et ce n’était pas franchement un endroit dans lequel nous avons souhaité nous balader. Une fois l’itinéraire validé, nous nous sommes donc envolés vers Jakarta, située à seulement 1h45 de vol depuis Kuala Lumpur. 10 min de métro aérien, 45 min de bus, 3h d’attente et nous avons embarqué à bord d’un boeing 737 avec Garuda Indonesia. Un vol qui s’est très bien passé, un bon repas chaud, pas de turbulences au programme, un décollage en douceur et un atterrissage un peu brutal mais efficace ! 4 mois que je n’avais pas eu à affronter cette épreuve, et, bizarrement, c’était beaucoup plus facile que ce que j’aurais cru. Loick était choqué de ne pas avoir la main broyée/trempée, de me voir regarder le décollage et l’atterrissage, et demander à me placer près du hublot. A deux doigts de la métamorphose ! Finalement il s’avère que ça me rassure de regarder dehors, et ça c’était plutôt imprévisible. Je vous mentirais en vous disant que c’est le coup de foudre entre moi et les avions, mais ça va un peu mieux ;).

 

 

Une fois à l’aéroport de Jakarta, nous étions plus que satisfaits de voir pour la première fois nos noms sur une pancarte ! Et oui, nous avons cassé la tirelire avec une chambre à 19€/nuit afin de pouvoir bénéficier d’un chauffeur à notre disposition pour faire la navette entre l’hôtel et l’aéroport. Un fou du volant qui nous a baladé dans nos premières rues indonésiennes qui ne nous ont pas trop dépaysées (les déchets, les scooters, les marchés dans la rue, la désorganisation totale). Une fois dans l’hôtel, nous avons eu peur qu’ils nous demandent gentiment de prendre la porte. Disons que les panneaux indiquaient l’obligation de se vêtir de la tête au pied (voile en option), mais surtout, de montrer un certificat de mariage si on avait réservé une chambre double. En double infraction, ils ne nous ont fait aucune réflexion, et nous avons pu profiter de notre chambre de haut standing (la première fois qu’on a des chaussons dans la chambre, ça signifie beaucoup !). Nous nous sommes fait nos premières impressions sur le peuple indonésien en allant manger dans les rues de la petite ville de Tangerang en périphérie de l’aéroport. Les gens étaient foncièrement gentils et très polis ! Sans parler énormément l’anglais, ils faisaient l’effort de s’intéresser, en nous saluant, et en nous souhaitant une bonne soirée.

 

[Point FIFA du jour] Elle aurait été magnifique si seulement nous avions pu voir le premier match de l’équipe de France depuis le grand écran situé en face du lit, mais malheureusement, nous n’avons jamais réussi à trouver la bonne chaîne… Aux grands maux, les grands remèdes, le streaming en direct aura été suffisamment performant pour que nous fassions nos chauvins, un verre à la main, les chips dans l’autre, à regarder ce lancement pas forcément hyper passionnant.

 

 

Le lendemain matin, nous avons eu le droit à un buffet géant, l’un des meilleurs petits déjeuners de notre tour du monde, ou du moins le plus complet. Bien qu’il n’était que 6h, nous lui avons tout de même fait honneur, avant de rejoindre notre Shumacher national pour retourner à l’aéroport. Nous avons marché 5km pour trouver notre porte d’embarquement située à l’autre bout du terminal, ce qui m’a fait un peu stresser quant à l’allure de notre avion. Faut dire que c’est la première fois que nous prenions un vol interne et que nous allions nous envoler avec un Canadair. Oui, vous avez bien lu, normalement ce sont les avions qui interviennent sur les feux de forêts. TOUT VA BIEN. Comme Loick, vous allez me dire que ce n’est qu’une marque et qu’ils font également des avions de ligne, mais à vrai dire, je m’attendais quand même à un petit coucou bien angoissant. Le moins qu’on puisse dire c’est que, jusqu’au dernier moment, nous ne savions pas dans quoi nous allions embarquer. Nous avons attendu devant un avion qui s’est avéré ne pas être le nôtre, puisque notre porte a été changée 30 minutes avant le départ. Nous avons ensuite appris que nous aurions 20min de retard qui semblaient logiques puisqu’un petit avion venait de se « garer » pour débarquer les passagers. Finalement, nouveau retournement de situation quand nous sommes montés dans un bus qui nous a emmené sur le tarmac, moment de stress intense… Et libération, c’était le même boeing avec lequel nous avions voler la veille. Double soulagement quand le monsieur à côté de moi à accepter d’échanger sa place avec Loick pour qu’on puisse être à côté :).

 

Le vol était magnifique ! Nous avons eu quelques turbulences mais globalement le temps était radieux et nous a permis d’observer les contrées indonésiennes… Nous pouvions distinguer les villes, les champs, les montagnes verdoyantes, les petites îles paradisiaques, mais surtout les volcans qui semblaient s’imposer au travers des nuages. C’était magnifique! Au moment de l’atterrissage, les choses se gâtent. En perdant de la hauteur, l’avion a pas mal bougé, mais c’est surtout la piste que nous n’arrivions pas à distinguer. Nous nous sommes rapprochés de l’eau, et nous sommes carrément passés entre deux montagnes, dans le plus grand des calmes. Toujours pas d’aéroport en vue, et pourtant, au moment d’atterrir, le soulagement de réaliser qu’on venait de rejoindre la piste. Nous avons fait un petit saut un peu violent suivi d’un freinage intensif et, ce n’est qu’en sortant que nous avons compris pourquoi. A quelques mètres près, nous finissions dans la montagne en face, chapeau melon l’artiste. Il n’y a qu’une seule petite piste de décollage et d’atterrissage dans ce minuscule aéroport. C’était impressionnant ! Première fois qu’on sort par les escaliers et que nos bagages nous sont rendues presqu’en mains propres.

 

 

 

Nos backpacks sur le dos, nous avons rejoint la ville… à pied ! Je crois qu’il n’y a que dans un aussi petit aéroport qu’on peut se permettre d’avoir la principale rue du centre ville à 2km du tarmac. Une aubaine pour économiser un peu de sous et découvrir les environs. Nous avons pu admirer les hauteurs et réaliser le potentiel et l’immense chance que nous avons de nous retrouver au milieu de ces paysages… Nous avons rejoint notre hôtel et notre chambre totalement inconfortable mais qui suffira pour le prix que nous l’avons payé ! Nous avons marché dans les rues du centre afin de trouver une agence pour la plongée et les excursions et.. le verdict est tombé! On ne va pas pouvoir se permettre de plonger… D’une part parce que le prix est beaucoup plus élevé que ce que nous avions vu, et d’autre part, car il s’agit de spots pour les plus expérimentés. L’un des moniteurs français nous a informé qu’ils ne font pas plonger ceux qui n’ont pas minimum 20 plongées à leur actif car la marée est assez puissante et les courants sont très forts. Nombreux sont ceux qui dont des crises de panique et/ou qui gaspillent tout leur oxygène à pagayer pour se maintenir à niveau. Nous avons donc réfléchi à deux fois avant de dépenser 100€ chacun pour se contenter des spots « débutants ». Ça nous a fait un petit pincement sachant que nous allions à Labuan Bajo spécifiquement pour ça, mais le snorkelling est tout aussi magnifique dans ces eaux translucides, donc nous avons préféré réserver une excursion à la journée en bateau nous permettant de voir les dragons de Komodo, de faire un petit trek sur les hauteurs et de pouvoir faire du snorkelling avec les raies manta (pour 38€ chacun).

 

 

Après avoir organisé notre séjour, nous avons été manger un bon burger dans un joli restaurant qui offrait une vue panoramique sur un beau coucher de soleil, avec piscine, rooftop et musique live. Nous avons revu un couple de français avec qui nous avions mangé au Laos, et nous sommes rentrés à l’hôtel totalement exténués par ces 2 jours de voyage…

 

 

Prochaine destination : Labuan Bajo, des idées?

 

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