J+229 Se réfugier aux grottes de Patok
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J+229 Se réfugier aux grottes de Patok

Défi n°172 : S’imaginer à la guerre du Vietnam dans les grottes de Patok.

 

Au petit matin en mettant le nez dehors, nous nous sommes vites rendu compte que le défi du point de vue ne serait encore pas pour aujourd’hui. Toujours cette brume persistante qui nous empêche même de distinguer les montagnes environnantes. Incapables de distinguer la petite maison du point de vue d’en bas, nous avons vite compris qu’une fois en haut nous serions dans le flou total.

 

Changement de plan. En se baladant, nous avons vu indiqué le chemin des grottes de Pad Thok, or, j’avais lu auparavant qu’elles étaient réputées pour avoir servi de refuge sous le bombardement américain. Ni une, ni deux, nous nous sommes décidés à marcher jusque là bas sous une chaleur étouffante. Sur notre trajet, nous avons pu constater l’une des raisons de ce temps mitigé ; un départ de feu en plein milieu de la forêt qu’on entendait déjà crépiter au loin… Bien conscient qu’il a du être lancé pour commencer des nouvelles récoltes sur un terre vierge, toujours est-il que le feu s’attaque méchamment à la forêt, provoquant un énième pluie de cendres.

 

 

Sous ce décor presque « chaotique » (ça tombe bien, on est dans le thème), nous avons enfin rejoint les grottes. Sur place, nous avons traversé un petit bar sur l’eau comme on en voit beaucoup au Laos. Puis finalement, c’est un gosse de 10ans, 1m50 qui vient nous réclamer des sous. Un peu perplexes, il nous montre un ticket d’entrée pour la grotte et nous demande 10000K par pers. (1€) Euh.. C’est toi le gardien des lieux? A 10ans, tu possèdes un vestige de guerre? Nous n’avons pas été cherché plus loin, nous avons payé notre droit d’entrée et nous avons commencé notre ascension.

 

Et c’est bien le mot qu’il fallait utiliser quand on regarde d’en bas les quelques escaliers entrecroisés, à s’en faire un torticolis. La montée est facile bien qu’un peu périlleuse puisqu’à mesure que l’on monte, la profondeur des escaliers se rétrécit au point d’être sur la pointe des pieds à la fin. A l’entrée de la grotte, nous avons vraiment une vue dégagée sur les alentours mais surtout on se rend compte de la hauteur et du courage qu’il fallait pour la rejoindre (à l’époque où il n’y avait pas d’escaliers, bien entendu!). Et tout au long de la visite, nous imaginions les laotien(ne)s sous les bombardements et dans cette grande cachette qui a du en protéger plus d’un ! L’intérieur est vraiment immense, avec plusieurs parties dans l’obscurité, et un endroit vraiment haut où il était périlleux d’essayer de descendre (vu l’état de l’échelle et la difficulté à l’atteindre, on a vite laissé tombé. Ça serait bête de mourir ici!) Une visite où il faut faire preuve d’imagination pour se projeter dans le temps puisqu’en soit les lieux n’ont rien d’exceptionnel et n’ont pas conservé d’objets, de photos, de reconstitutions de l’époque. Sur le chemin du retour, des obus entreposés et toujours des pancartes pour prévenir du danger des bombes qui n’ont pas explosé. Pour se rendre compte du problème, nous avons trouvé une carte bien résumée que vous pouvez trouver ici.

 

 

 

Prochaine destination : dernier jour à Nong Khiaw, des idées?

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