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Amérique du Nord Canada Défi Toronto

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Défi n°104 : Perdre 40 degrés en une journée !

 

Adios America del Sur…

 

114 jours se sont déjà écoulés depuis notre atterrissage à Sao Paulo. Après 3 mois et demi sur le continent sud américain, l’heure est au bilan.

Nous avons vraiment adoré vivre ce grand changement culturel avec des pays qui n’ont absolument pas le même fonctionnement, loin d’avoir la même histoire, les mêmes paysages, les mêmes habitudes que ce que nous avions connu jusqu’à présent. Nous n’avons jamais été autant émerveillés que durant ces 114 jours sur ce continent, avec des villes et villages en dehors du temps, des monuments chargées d’histoires en tout genre, des paysages qui semblent être tout droits sortis d’un décor de film et des lieux qui font partie de ce que l’on a trouvé de plus beau sur Terre. En plus d’un climat souvent favorable, le coût de la vie dans ces pays nous ont permis de faire un tas d’activités, de nombreuses choses que nous n’avions jamais fait auparavant, d’autant que vos défis et ceux que nous nous sommes nous même fixés, nous ont permis de repousser nos limites.

Ce qui nous a le plus marqué, ce sont surtout nos rencontre, la gentillesse et la solidarité dont on fait preuve la plupart des personnes que nous avons croisé. Alors que les pays sud américains ont la réputation d’être dangereux et dont il faudrait se montrer très méfiant, nous avons été assez choqués de voir que la plupart des personnes que l’on a croisé nous ont naturellement aidé, parfois sans même que l’on leur demande. Elles ont fait preuve d’une solidarité envers deux parfaits inconnus que nous n’avons jamais vu en France. Bien évidemment, nous avons également eu à faire à des locaux qui ne nous voyaient que comme un grand porte monnaie géant, des jugements dans les regards, parfois un certain manque de respect. Il faut dire que dans ces pays, nous avons eu le ressenti que chacun faisait ce qu’il lui plaisait. D’un côté, ce leitmotiv permet une grande liberté, la possibilité de créer, de dire, de faire ce que l’on souhaite comme on le souhaite, mais d’un autre côté, les autres n’étant pas pris en compte, ça peut s’avérer assez compliqué à vivre. Le fait qu’il n’y ai pas tellement de règles ou de cadre fait que tout est assez désorganisé, ce qui n’est pas toujours facile. Pour les mauvais côté, on ne peut pas passer à côté de la pollution, qui est surement une résultante de ce que nous avons dit auparavant. Bien que certains sites soient plus ou moins protégés, que certains pays fassent le tri, que l’on peut voir certains panneaux de prévention, ils ont beaucoup de retard sur le sujet. Les personnes ne sont pas éduquées à ça, les déchets sont lancés par terre sans la moindre hésitation et c’est bien dommage car cela gâche pas mal la beauté de certains endroits… Pour leurs défenses (plus ou moins), quand nous avons le quotidien de certains locaux qui vivent dans des « maisons » loin d’êtres finies, qui travaillent toute la journée dans les champs avec leurs enfants, qui luttent pour récupérer quelques centimes d’euros, nous comprenons qu’ils soient loin de se poser la question sur l’éducation, l’écologie, le respect, etc.

114 jours et 9 pays, c’était vraiment très intense ! Nous avons aimé partir à l’aventure et changer sans arrêt d’endroits, nous n’avons pas eu le temps de nous ennuyer, c’est le moins qu’on puisse dire. Malgré tout, 3 mois et demi pour 9 pays d’Amérique du sud (loin d’être de la taille de la France), nous pensons que c’est trop peu… Ce rythme empêche de prendre du recul et le temps d’apprécier vraiment tout ce que nous voyons, nous avons passé trop de temps dans de très longs trajets. Dans tous les cas, ce périple sud Américain, nous aura appris à se débrouiller, à être patients, à s’organiser (et dans des pays désorganisés, c’est tout un art!), à s’ouvrir aux autres, et à se supporter l’un l’autre même après 35h de bus ;). Toujours est-il que ça a été une riche expérience, mais pas de place pour la nostalgie, notre trip est loin d’être terminé, et comme dirait l’écrivain colombien Gabriel García Márquez que nous avons découvert hier :

« No llores porque ya se terminó, sonríe porque sucedió ! »

 

 

Bonjour le Canada !

 

 

 

Après un réveil à 3h45 qui n’est pas sans rappeler ceux de certaines excursions, nous nous sommes rapidement préparés et nous avons pris notre taxi pour l’aéroport de Bogotá, désigné comme le meilleur aéroport d’Amérique du Sud ! Une fois l’enregistrement fait, l’immigration passé, nous avons commencé nos 3h d’attente avant de prendre notre avion censé décollé à 8h. Mais maintenant que vous connaissez notre chance avec les transports, cela ne vous étonnera pas qu’on ai subitement changé de porte d’embarquement en raison des conditions climatiques (pourtant 30°c dehors et un grand soleil, assez rare dans la capitale). Un temps d’attente supplémentaire propice à augmenter mon stress et mon appréhension pour ce vol et ce retour dans un appareil en lequel je n’ai aucune confiance… On décolle donc avec une heure de retard. Un trajet qui se passe sans aucune turbulence en survolant les îles, mais à 150km de l’aéroport d’Atlanta, on apprend qu’à cause du trafic, nous sommes obligés de faire des tours sur nous même pendant 15 minutes avant d’entamer notre perte d’altitude. En descendant, on a subi quelques turbulences (loin d’égalées celles du Brésil) mais surtout nous sommes tombés en plein orage, avec un éclair qui est passé vraiment pas loin de nous. Malgré tout, nous avons bien atterris à l’aéroport d’Atlanta.

 

 

 

 

 

Originalement, nous avions prévu de sortir dans Atlanta pour découvrir le siège de CNN ou celui de Coca Cola, mais il pleuvait beaucoup, nous avions très faim et nous avions beaucoup moins de temps que prévu avec ce retard, donc nous avons abandonné l’idée. Vu que nous ne sommes pas doués, nous avons tout de même réussi à sortir, au lieu de prendre simplement la bonne voie pour ceux qui ont une correspondance. Nous avons dû repasser la sécurité et l’immigration, ce qui a pris 1h/1h30 ! Nous avons mangé et nous avons été attendre notre vol pour le Canada.

 

Une fois dans ce tout petit avion (sans tablette ni rien), voilà qu’il se met à pleuvoir des trombes d’eau ! Alors autant, de base, nous étions à l’heure, mais nous avons fait 3 tours d’aéroport avant qu’il trouve le bon endroit pour décoller, ce qui nous a mis légèrement en retard… Le pilote nous avouant qu’avec les conditions météorologiques, il ne pouvait pas décoller n’importe où. Une fois en l’air, rien n’a signalé, aucune turbulence et un trajet qui se déroule en 1h45 au lieu de 2h30 ! En arrivant, nous avons dû passer l’immigration et là nous avons été un peu choqués. Je pensais que les États Unis était à cheval là dessus, qu’ils posaient 3 000 questions sur le pourquoi du comment de notre visite, mais il s’est avéré que c’est encore pire au Canada… Nous avons eu le droit à toutes les questions de bases, en rajoutant le nombres de jours dans chaque ville, où nous allions logé, il a fallu leur montrer la preuve de nos réservations airbnb. Mais ce n’est pas tout !  En disant que nous allions faire du volontariat, bien sur, ça a émis d’autres suspicions (comme si on avait des têtes de criminels ou de voleurs d’emplois), il a fallu retrouver les échanges de mail avec notre future hôte, montrer qu’on allait rester moins de deux semaines etc. Au bout d’une demi-heure, nous avons enfin pu avoir notre tampon. Sympa l’accueil. Toute la soirée, nous sommes tombés sur des gens qui faisaient la gueule…

 

 

Vers 23h30, on se retrouve dans le terminal et nous allons d’abord manger un morceau avant de chercher notre nouvel itinéraire ! En effet, on pensait atterrir dans un autre aéroport, plus près de notre airbnb. Une fois le trajet trouvé, il a fallu surtout trouver l’arrêt de bus et dans cet aéroport qui est juste immense, la tâche s’est révélée plus compliquée que prévu… Un premier train d’aéroport sur des rails dans le vide, ensuite un grand bus de tourisme, puis un bus de ville et nous arrivons finalement chez notre hôte à 1h30. Nous avons toqué mais forcément à cette heure là, personne n’a répondu tout de suite. Et il faisait bien froid, la transition est assez impressionnante ! Passer de 30°c à -10°c, ça fait un choc ! Heureusement nous étions équipés et préparés donc nous n’avions pas trop trop froid mais bon, nous n’étions tout de même pas prêts à passer la nuit dehors. Par chance, la mère de notre hôte nous a ouvert en pyjama et en chaussons, nous a montré notre chambre et notre lit que nous avons regardé comme la plus belle chose sur Terre à ce moment là ! Une bonne nuit de sommeil avant d’attaquer notre périple du grand froid ;).

 

Prochaine destination : Toronto, des idées?

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03 Comments

  1. Christèle

    Très belle et juste analyse de l’Amérique du Sud . Vous nous avez donné envie de visiter ce continent ; mais pas 9 pays en 110 jours … et pas forcément en bus 😜
    Gros choc culturel en arrivant en Amérique du Nord 🇨🇦 et 🇺🇸
    Il va vous falloir un peu de temps avant de vous acclimater …et je ne parle pas que de la météo ! En attendant vous allez vivre un vrai Noël 🤶 sous la neige ❄️☃️

    22 décembre 2017 Répondre
  2. laurence pasquier

    et puisque la neige est partout,pourquoi pas un joli bonhomme?

    22 décembre 2017 Répondre
    • Orane_Lbt

      Avec plaisir 🙂

      27 décembre 2017 Répondre

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